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Sur le Wurmien; son empreinte sur le paysage et sur les formations superficielles

Gigout, M.

Résumé

Résumé: La comparaison avec le stratotype du Wurmien établit que dans les plaines et vallées au débouché des Alpes françaises cette glaciation a édifié une seule grande terrasse climatique raccordée aux «moraines internes», de formes fraîches. La dernière glaciation est responsable de la majeure partie des traits de détail du modelé et de la plupart des dépôts superficiels dans les plaines françaises. Dans l'Orléanais par exemple les dépôts wurmiens sont: un colluvium d'origine cryoclastique produit aux dépens des calcaires de Beauce et qu'on appelle localement le «tuf»; le limon de Beauce qui est un saupoudrage éolien très mince réalisé à la fin du Wurmien; les «sables morts» de Sologne dus à la mobilisation par le ruissellement et le vent de l'horizon A des sols anciens. Quant aux alluvions wurmiennes de la Loire et des petites rivières affluentes, elles sont généralement cachées sous les alluvions holocènes et modernes; mais dans les vallons de tête du réseau hydrographique le Wurmien est représenté par les dépôts de ruissellement et solifluxion qui tapissent les formes en auge caractéristiques du périglaciaire. Pendant les courtes périodes de froid du Wurmien, les plaines françaises ont été soumises à une érosion intense, qui aplanissait les plateaux, élargissait les vallées et façonnait les versants. La surface obtenue a été pratiquement figée à la fin du Wurmien.