Original paper

Versuch einer pragmatischen Stratigraphie

[Attempt of a pragmatic Stratigraphy]

Remane, Jürgen

Newsletters on Stratigraphy Volume 4 Number 1 (1975), p. 6 - 19

11 references

published: Jul 25, 1975

DOI: 10.1127/nos/4/1975/6

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ArtNo. ESP026000401006, Price: 29.00 €

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Abstract

A system of stratigraphic nomenclature and terminology is undoubtedly necessary, but it must be remembered that a too perfectionist system runs the risk of increasing rather than decreasing the confusion. If the number of formal terms becomes too great, their correct use by others than specialists is not assured. A limited number of basic terms placed in context will permit more gradations in expressions than a multitude of rigid classifications. In view of the importance of stratigraphy to Geology as a whole, it would seem particularly necessary not to bar access to this field by an overdeveloped and too dogmatic terminology. The number of these formal "classifications" may easily be limited to the two following: (1) lithostratigraphy s. l. (the "rock stratigraphy" of English authors), (2) geochronological standard scale of relative ages (radiometric dating is not discussed here). The formal units of lithostratigraphy s. l. are the groups, the formations, etc. in general use, preferably defined by easily observed lithological characteristics. These units give us a system of spatial reference within which to situate all of our stratigraphic observations. Thus it is possible to do without other formal classifications based on the physical or chemical characteristics of the rocks. A scale of relative ages must be based on events in the history of the earth which have left their trace in the rocks. In order for these events to be capable of furnishing us with a means of dating, the traces must, obviously, be specific, that is, they must not be confused with those events which are not synchronous. In the Phanerozoic (with the execption of the Quaternary) only the irreversible evolution of the organic world meets these requirements. In practice, however, one is bothered by the biogeographical and ecological limitations of the fossils and will always be confronted with the problem of concurrent regional zonations. A worldwide standard to define the limits of the major units for the epoch in question, must be based on the most favorable zonation from the practical point of view. The "stratigraphic events" furnished by organic evolution are the appearance and extinction of species. Thanks to the phylogenetic control, the appearance is, in general, a more trustworthy, biochronological criterion. Once the succession of these "stratigraphic events" is well known, the locally belated appearance or exceptionally early disappearance of species, only affects the precision of dating but cannot place the validity of the biochronological scale in doubt.

Résumé

Une codification de la nomenclature et terminologie stratigraphiques est sans doute nécessaire mais, il ne faut pas oublier qu'un schéma trop perfectionniste risque fort d'augmenter la confusion au lieu de la diminuer. Si le nombre des termes formels devient excessif, leur emploi correcte par le non-spécialiste n'est plus assuré. Un nombre limité de termes fondamentaux placés dans un contexte explicatif permettra en outre une expression plus nuancée qu'une multitude de classifications rigides. En vue de l'importance de la stratigraphie pour la géologie entière il paraît particulièrement indiqué de ne pas barrer l'accès à cette discipline par une terminologie surdéveloppée et trop dogmatique. On peut très bien limiter le nombre des «classifications» formelles à deux: (1) une lithostratigraphie s. l. (c'est la «rock stratigraphy» des auteurs anglais) et - (2) une échelle géochronologique standard d'âges relatifs (les datations radiométriques ne sont pas discutées ici). Les unités formelles de la lithostratigraphie s. l. sont les groupes, formations etc. selon l'usage courant, définis de préférence par des caractères lithologiques facilement observables. Ces unités nous fournissent un système de référence spatial pour y situer toutes nos observations stratigraphiques. On peut ainsi se passer d'autres classifications formelles s'appuyant sur les caractères physiques ou chimiques des roches. Une échelle d'âges rélatifs doit être basée sur des événements de l'histoire de la Terre qui ont laissé leur trace dans les roches. Pour qu'elles soient susceptibles de nous fournir un moyen de datation, il faut évidemment que ces traces soient spécifiques, c'est-á-dire qu'elles ne se confondent pas avec celles d'événements non synchrones. Au Phanérozoïque (en dehors du Quaternaire) seule l'évolution irréversible du monde organique répond à ces exigences. Sur le plan de la pratique, on est cependant gêné par les limitations biogéographiques et écologiques des fossiles. On sera ainsi toujours confronté au problème des zonations régionales concurrentes. Un standard mondial doit s'appuyer, pour définir les limites des unités majeures, sur la zonation la plus favorable du point de vue pratique pour l'époque en question. Les «événements stratigraphiques» que nous fournit l'évolution organique, sont les apparitions et extinctions des espèces. L'apparition est en général un critère biochronologique plus fidèle, grâce au controle phylogénique. Une fois que la succession de ces «événements stratigraphiques» est bien connue, les apparitions tardives ou disparitions précoces sur le plan local affectent seulement la précision des datations, mais elles ne peuvent mettre en doute la validité de l'échelle biochronologique.

Keywords

lithostratigraphyPhanerozoicgeochronologicalQuaternarylithostratigraphiePhanerozoïquegeochronologiqueQuaternaire