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Pierre Moënne-Loccoz; Patrick Reumaux:

Cortinaires récents, nouveaux ou fantômes

1989. 20 pages, 8 figures, 8 planches, 17x24cm, 200 g
Language: Français

(Fungorum Rariorum Icones Coloratae, Pars XVIII)

ISBN 978-3-443-69004-5, broch., price: 25.00 €

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PilzCortinarius

Contents

Résumé top ↑

Dans une thèse brillantissime (Le Genre Inocybe, Paris, Lechevalier 1932) Heim osa formuler l’hypothèse que la plupart des espèces léiosporées avaient un sosie goniosporé, par ex Inocybe maculata Boud. et Inocybe praetervisa Quel. Inocybe friesii Heim et Inocybe umbrina Bres., et les espèces acystidiées un sosie cystidié, par exemple Inocybe cookei Bres. et Inocybe globocystis Vel., et même que la série des sosies (Hypothèse des séries parallèles synchrones orthogénétiques) s’étendait aux trois sous-genres alors admis: ainsi les séries suivantes incarnata-cervicolor-grammata ou piriodora-bongardi-capucina ou enfin godeyi-patouillardi-repanda toutes ces espèces au sens de Heim, bien entendu, et dans sa terminologie.

Il en va évidemment de même pour les Cortinaires et l’on peut rêver que paraîtra un jour un “Catalogue Raisonné des Sosies”, équivalent d’une injection de déraison dans la raison, particulièrement prometteuse, avouons-le, puisqu’il n’y a que le déraisonnable qui soit intéressant. Les anciens Grecs l’avaient compris, qui démontraient que la pensée pouvait tout concevoir, même l’inconcevable, et que l’inconcevable était même la seule chose qui valût la peine d’être conçue.

Or, cette démarche, qui est la démarche même de la science, qui est novatrice ou n’est pas, démarche qui est monnaie courante en Botanique ou en Entomologie, semble aujourd’hui, en Mycologie, vouée aux gémonies par une mode qui vient du Nord — un Nord figé à l’ère glaciaire de la logique Aristotélicienne, entérinée par un Linné refusant de concevoir une logique à trois termes — mode synonymiste s’il en est, outrancièrement légaliste, s’appuyant sur le Code de Nomenclature comme on s’appuie sur le Code Pénal, et vraisemblablement destinée à engendrer moins des mycologues que des croque-morts présidant en grande pompe à l’enterrement des espèces.

Disons-le tout net, cette conception, qui forme par ailleurs un système tout à fait cohérent, et à ce titre admissible, ne nous interesse pas. Elle est à notre sens source d’erreurs, ou d’âneries, et d’âneries de taille.

Les auteurs ont donc choisi, parmi les quelques huit cent planches qui constituent le point de départ de l'Atlas des Cortinaires en six volumes, quelques espèces-sosies, qui se regardent en miroir, c’est à dire sont semblables, mais qui, par l’un ou l’autre de leurs caractères, ou par la conjonction de plusieurs caractères, tant macroscopiques que microscopiques, sont dissemblables. Puissent ces quelques remarques inciter, dans la détermination des espèces, au moins à la nuance.

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Cortinarius majusculus Kühner 4
Cortinarius intermedius Henry 6
Cortinarius geophyllus Henry 9
Cortinarius violaceofuscus (Cooke & Mass.) Mass. 11
Cortinarius hinnuleoarmillatus Reum. 14
Cortinarius fulvaureus Henry 16
Cortinarius cypriacus (Fr.) Fr. 20
Cortinarius illepidus Britz. 22
Cortinarius deceptivissimus Reum. 26
Cortinarius benevalens Britz. 26
Cortinarius ceraceus Mos. 31
Cortinarius luci Henry 33
Cortinarius bayeri Vel. nov. comb. 34
Cortinarius uraceus sensu Ricken non Fries 38
Cortinarius albofimbriatus Henry 40
Cortinarius uraceovermus Henry 42
Cortinarius pseudoarmeniacus Henry 49
Cortinarius acetosus Vel. 51
Cortinarius candelaris (Fr.) Fr. 53